Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Les mystères de Paris


Très bonne surprise que ce premier album. Pourtant les deux ou trois premières pages m'ont terrorisé. Le franglais bistrotier et rigolard parlé par la voyante naine (car il y en a une) m'a fait craindre la grosse farce qui tache. Puis, la naine disparait (le point de l'album est d'ailleurs de la retrouver), et le tout devient excellent.
Dans le Paris de la fin du XIXème siècle, un détective privé et son impertinente assistante enquêtent pour retrouver la disparue, et vont trouver bien plus qu'ils ne cherchaient. Tout au long de l'album on se croirait dans un roman d'Eugène Sue. Paris est peuplé d'une faune bigarrée de bourgeois, policiers, prolétaires, margoulins, et même génies du mal (si !). Le métro est en cours de construction, et les usines de la Révolution Industrielle sont inhumaines comme il se doit. L'enquête, riche en rebondissements et en personnages hautement mystérieux, est transcendée par la présence charismatique d'une femme forte qui impose son autorité dans un monde d'hommes, y compris à son mysogine de patron. Les longs dialogues, enfin, sont garants d'une histoire complexe et développée.
Les dessins sont superbes, d'un style réaliste cartoony très agréable. Quand aux couleurs elle sont tout simplement parfaites, éclatantes ou sombres suivant les besoins. Il faut dire que Jacques Lamontagne a signé la série "Les druides", ce qui est une vraie référence.
Vivement la suite.
Aspic, t1 la naine aux ectoplasmes, Gloris, Lamontagne

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