Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Une belle plume


Voila ce qu'aurait écrit Robert E. Howard dans un épisode de Conan : "La route partait vers l'est vers Léonitra", voici ce qu'écrit Merjagnan : "Quant à la route, elle n'a pas l'audace d'affronter le massif. Elle préfère bifurquer vers le sud, à moins d'un lancer de galet des murailles. Elle sillonne plus loin entre deux montagnes qui se tournent le dos. Après avoir fait ses adieux à la vallée de Samarante, elle vadrouille le long d'une faille sinueuse, celle qu'on appelle la Méandre. Là, elle passe quatre à cinq jours de marche à ruser avec un précipice haut de neuf mille mètres avant de se lasser et de couper brusquement en ligne droite à travers le désert. C'est seulement au terme d'un périple de huit cent kilomètres qu'elle atteint Léonitra".
"Les tours de Samarante", premier roman de Norbert Merjagnan, est une indéniable réussite stylistique.
Sur une trame scénaristique très classique, l'auteur pose une plume de grande qualité. Les descriptions, très visuelles, invoquent à l'esprit des images de BD. On peut littéralement voir la ville de Samarante, ceinturée de déserts. On peut voir son architecture baroque et sa population polymorphe. On pense à "Dune" entre autres.
J'attends maintenant avec impatience un roman plus ambitieux où ce talent pourra se déployer pleinement.
Les tours de Samarante, Norbert Merjagnan

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