Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Spartans !


300 spartiates contre des millions de perses (pour le moins ;-), c'est un peu l'un des piliers du scénario de Bug Brothers. Seule différence : Léonidas et ses hommes seraient interprétés par les employés d'une petite entreprise d'élimination de nuisibles, et des cafards, devenus prolifiques et agressifs à la suite d'une pollution due à la cupidité d'une multinationale, joueraient le rôle de l'armée perse.
Ce comic est absolument excellent, sûrement le meilleur que j'ai lu depuis des temps immémoriaux (avant que mon seigneur Conan monte sur le trône d'Aquilonie). "Y the last man", chroniqué il y a quelque temps, est très bien mais "The exterminators" est grandiose. Ils sortent de la même maison d'édition : Vertigo. Vraisemblablement pas un hasard.
Le scénario respecte un équilibre idéal entre progression des fils narratifs et développement des personnages et de leurs relations, entre le niveau local de l'extermination et le niveau global de la mise à jour progressive de l'écheveau de corruption qui est à l'origine de la situation. Le rythme de progression dans l'histoire ne souffre non plus d'aucune critique. Le dessin est le meilleur que j'ai vu dans un comic depuis vous savez quand. On voit littéralement la lumière et la chaleur de la Californie dans l'image. Précisément on y trouve la luminosité jaune orangé que David Lynch a mise dans "Mulholland Drive" (une scène s'y passe d'ailleurs). C'est très subjectif mais l'ambiance générale, l'impression que l'on ressent une fois l'ouvrage refermé, ressemble beaucoup à celle ressenti après avoir lu "The naked lunch" et surtout après avoir vu le film que Cronenberg en a tiré. C'est poisseux, c'est glauque (pourtant glauque signifie verdatre et le comic est tout sauf verdatre, quoique...faudra lire pour le savoir), et il y a même une boite mystérieuse comme dans "Hellraiser". Sur la couverture il y a une critique disant que Vertigo est le HBO du comic, elle est parfaitement justifié et je trouve que c'est un très beau compliment.
Si la version anglaise ne vous dit rien (dommage pour l'argot d'autant que Panini n'est pas réputée comme une maison de dieux de la traduction), ce tome 1 "Bug brothers" (il y en a 3 en tout) vient de sortir en français chez Panini Comics et c'est dispo partout.
The exterminators, Simon Oliver, Tony Moore

Commentaires

Anonyme a dit…
M'a l'air intéressant, tout ça ! Fait un bail que j'avions pas lu de bonnes BD, et je n'ai jusque-là jamais été déçu par Vertigo... A tenter.
Anonyme a dit…
Je suis content que tu le conseilles. Comme Nebal, pas lu de bonnes BD non plus récemment. Et je l'avais feuilleté dans une librairie l'autre jour, attiré par la couverture.
tiberix a dit…
Tiens je vais soutenir la critique positive dès aujourd'hui, puisqu'en effet j'ai lu le premier opus qui est fameux !