Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Passer sous l'échelle porte malheur


J'avais décidé de créer ce blog pour ne parler que des livres que je voulais recommander. Mais récemment je n'ai vraiment pas eu la main heureuse (on peut même dire que je suis un peu gonflé par mes lectures récentes), alors je vais me faire plaisir en écrivant ce que je pense de "L'échelle de Dionysos".
Ce thriller (?) m'a été recommandé par un ami féru d'ésotérisme et amoureux passionné de l'Italie. Je pense que ces deux penchants ont guidé son choix, et du coup le mien, vers ce navrant ouvrage.
"L'échelle de Dionysos" est un roman qui ne choisit jamais son sujet et oscille en permanence entre plusieurs. Autour d'une enquête assez convenue sur un tueur psychopathe plus ou moins en série, on trouve des socialistes révolutionnaires, une chronique sociale, un flic drogué, un "robot" qui doit être le fils caché de Robby et du Joueur d'échec, une psychanalyse à la Rika Zaraï, une histoire d'amour pénible. Le background oscille entre la mythologie grecque et l'échelle de Jacob de l'Ancien Testament. Les personnages, italiens, ont presque tous des noms anglais, et leurs motivations sont largement invraisemblables. Enfin, cerise sur le gateau inédite à ma connaissance, les 100 dernières pages (25% du livre) sont une narration de tous les évènements qui se sont produits avant le début de l'affaire et qui y ont conduit, au cas où certains lecteurs n'auraient absolument rien compris. L'équivalent d'une voix-off sur 100 pages, vous en aviez rêvé, Di Fulvio l'a fait.
Au final on a un salmigondis deux fois trop long et passablement ennuyeux. Je pense que Di Fulvio a voulu (dé) montrer des choses, faire de l'art symbolique (le plus pompier de tous) et qu'il a oublié que, comme l'a écrit Oscar Wilde et comme je le radote régulièrement, "Art is quite useless".
L'échelle de Dionysos, Luca Di Fulvio

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