Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Optimates ou populares ?




Passionnante biographie de César. Appuyée sur une quantité impressionnante de références littéraires souvent opposées, elle nous brosse le portrait d'un opportuniste qui sait profiter des occasions et faire des revers des opportunités. Un homme qui rallie le camp du peuple, alors qu'il est un aristocrate, sans avoir besoin, à l'inverse de Claudius devenu Clodius, de se faire adopter par un populaire pour être perçu comme légitime. Un homme qui choisit les alliés opportuns, et s'en sépare au moment opportun. Un homme qui parcourt la totalité du cursus honorum romain et y ajoute même une marche pour lui. Et surtout cette biographie montre à quel point la vie de César a été une vie de conquètes et de combats passée loin de Rome. Sur l'étendue de sa vie César n'aura passé que peu de temps à Rome et, vu de loin, il semble qu'il ne revienne que pour être assassiné. Loin de l'image de monarque palatial que donne parfois les péplums, cet ouvrage resitue le personnage dans sa réalité historique.
César le dictateur démocrate, Luciano Canfora

Commentaires

APL a dit…
"elle nous brosse le portrait d'un opportuniste qui sait profiter des occasions et faire des revers des opportunités. Un homme qui rallie le camp du peuple, alors qu'il est un aristocrate"
La bio de Sarkozy par Giesbert est déjà sortie?
Gromovar a dit…
C'est drôle. J'y pensais en l'écrivant.