lundi 29 juin 2009

Démérol


J'avais écrit dans ce post tout le bien que je pensais du tome 1. Le tome 2 confirme sans le moindre doute.
Si vous aimez les histoires glauques et dérangeantes (rares en BD), faites de ce Docteur M votre médecin traitant.
Le testament du docteur M, t2, Pecau, Damour, Froissard

dimanche 28 juin 2009

Un peu de bonne foi

Comme je l'écrivais précédemment, ma nouvelle Livebox Fibre faisait absolument n'importe quoi (à un point que j'ai rarement vu dans ma vie).

Mais je dois à la vérité de dire que : Orange a un service client dédié pour la fibre, et ces gens sont aimables et compétents.

En deux appels (presque une heure au total quand même) nous avons balayé toutes les hypothèses (et pas les débiles du genre "vous avez pensé à brancher la Livebox ?") ; nous avons réalisé quelques manips futées et utiles ; et depuis tout marche à merveille. L'intervenant a même proposé de me rappeler dans trois jours pour s'assurer que tout est toujours OK. Voila ce que devrait toujours être un service client. Bravo.

vendredi 26 juin 2009

Putain de Livebox Fibre

Salut à tous,

Je suis passé à la fibre optique depuis hier et la nouvelle Livebox n'a pas l'air stable du tout. Ma connexion est donc très aléatoire. J'espère que cela va rapidement rentrer dans l'ordre mais en attendant ne vous étonnez pas si je ne peux répondre aux commentaires.

A bientôt (j'espère pour ma santé mentale que ce sera bref parce qu'au bout de 18 heures je suis déjà au bord de la crise de nerf).

mardi 23 juin 2009

Devoirs de vacances

Sur le site ci-dessous on peut cataloguer ses livres à partir d'un milliard de bases de données, rencontrer des amis qui ont des goûts similaires (grumf !), lire l'avis critique de l'intelligence collective (sic !) ; là j'interprète un peu mais c'est l'idée.

Library Thing

Pour l'instant j'ai catalogué deux livres (et oui !!!). Rien ne dit que je continuerai mais qui sait... Et ça peut intéresser certains d'entre vous passants.

PS : Si je me décide à cataloguer à grande échelle, je pourrai ensuite mettre sur ce blog le petit lien qui permet d'aller voir ma bibliothèque online.

jeudi 18 juin 2009

Le premier roi fut un guerrier heureux


"Rois et capitaines" est une anthologie récemment sortie chez Mnémos, résultat d’un projet conjoint avec les Imaginales d’Epinal. Le titre de ce recueil dit assez bien son thème : les rois, et leurs capitaines, loyaux ou vénaux chiens de guerre qui font la sale besogne pour eux. Mon plus beau souvenir cinématographique associé est le rôle de Rutger Hauer, superbe salaud et chef de mercenaires sans foi ni loi dans "La chair et le sang" ; c’est à lui que j’ai pensé en achetant cette anthologie. Je l’ai parfois retrouvé entre ces pages, pas toujours.
Fidèle à mon habitude je vais décrire ce qui m’a plu, on en tirera soi-même les conclusions pour le reste.

Rachel Tanner, La damoiselle et le roitelet
, amusante uchronie, dotée d'un personnage à la Conan pour ce qui est de la diplomatie, qui aurait gagné à aller vraiment au bout au lieu de se terminer par un pardon, elle aurait ainsi été encore plus uchronique

Maïa Mazaurette, Sacre, une histoire sérieuse sur l'enfance d'un de nos plus grands rois et sur ses rapports avec son surprenant capitaine doublée d'un message féministe particulièrement subtil. Maïa Mazaurette démontre une fois encore dans cette nouvelle sa grande finesse d'esprit.

Lionel Davoust, L'impassible armada, une histoire de navires prisonniers de la "glace" qui évoque (lointainement) "Terreur" et met en scène un personnage de marin plus doué pour la survie que pour la navigation.

Catherine Dufour, Le prince des pucelles
, je ne suis en général pas fan de parodie ou d'écrits à la manière de..., je trouve que la facilité s'y mêle souvent à la vulgarité. Mais ici Catherine Dufour a su magnifiquement adapter et fusionner les divers contes de princesses en détresse pour en donner une réinterprétation magistrale et crédible autant qu'originale.

Armand Cabasson, Serpent-bélier, un bien beau récit de chamanisme dans l'immense steppe russe envahie par les hordes mongoles, qui est aussi une réflexion sur l'intolérance, le racisme, la stupidité crasse, et la manière dont ces sentiments amènent à des actions sous-optimales. Bien fait pour eux !

Johan Héliot, Au plus élevé trône du monde, un récit picaresque dans lequel D'Artagnan rencontre sur la Lune Cyrano de Bergerac. Je crois qu'il est inutile que j'en dise plus, qu'on sache seulement que c'est fort bien écrit.

Julien d'Hem, Le crépuscule de l'Ours, superbe récit d'un auteur débutant dans lequel un vieux guerrier légendaire perd ses qualités d'hommes d'armes en retrouvant sa conscience. Espérons que Julien d'Hem nous en écrira rapidement d'autres de cette eau.

Et, le meilleur pour la fin, Jean-Philippe Jaworsky, Montefellone, une histoire superbe et surprenante, une écriture comme il y en a peu en France, je crois qu'on pourrait acheter le recueil pour cette nouvelle seule. Après "Janua Vera", Jaworsky continue de m'impressionner.
Rois et capitaines, anthologie

L'avis de Cédric Jeanneret

vendredi 12 juin 2009

Mouais


Magie de l'Internet : je reçois il y a peu, d'un bouquiniste de Forcalquier jamais vu IRL, un livre imprimé en 1970.
Je ne vais pas me faire beaucoup d'amis mais je n'ai pas grand chose à en dire. Ce recueil de nouvelles de Ballard contient quelques nouvelles,vraiment bien écrites, obsédées par le thème, alors très à la mode, de la bombe démographique (à quelques années des travaux du Club de Rome et du rapport Meadows). Ce sont les seules intéressantes. Le reste est un assemblage de nouvelles de SF ultra-classiques (ce qui n'est pas un défaut mais pas une qualité non plus), et de cette SF caractéristique des années 60, marquée par le psychédélisme, dans laquelle des personnages évanescents contemplent l'univers et philosophent tout en effeuillant des marguerites dans des décors improbables (je ne crois pas avoir assez souvent des retours d'acide pour apprécier à sa juste valeur).
Billenium, J G Ballard

jeudi 11 juin 2009

Idiot savant


Premier roman traduit en français de Peter Watts, "Vision aveugle" vaut surtout par son personnage principal et le monde qu'il esquisse.
Sur le plan du scénario "Vision aveugle" est un roman de BDO (Big Dumb Object) comme "La nef des fous" de Paul Russo par exemple. Premier contact avec un artefact extra-terrestre, loin au delà de la ceinture de Kuiper. Une équipe de spécialistes est lancée dans l'inconnu pour l'examiner. Que peuvent ces aliens ? Que veulent-ils ? Sont-ils hostiles ? Ce sont en général les questions centrales de ce type de roman. On les trouve naturellement ici.
L'innovation n'est pas dans l'histoire. Elle se trouve dans le monde, esquissé plus que décrit (la description est elliptique mais fortement évocatrice, de ce point de vue l'écriture est une réussite). C'est un monde dans lequel il est possible de faire reprogrammer ses goûts ou ses sentiments, dans lequel le sexe physique en face à face est une rareté pratiquée seulement par quelques originaux, où un grand nombre d'humains insèrent leurs consciences de manière définitive dans des sensoriums virtuels. C'est aussi un monde dans lequel le travail est devenu inutile, et où quelqu'un qui travaille le fait par hobby et pas par nécessité. Dans ce monde on a ressuscité la race vampirique (sans qu'on sache trop pourquoi), on interface lourdement son corps à des systèmes, on a besoin d'intermédiaires professionnels pour expliquer aux uns la complexité produite par les autres.
Le héros et narrateur du roman est l'un de ces intermédiaires, et c'est un personnage fascinant. Amputé d'une partie du cerveau pour soigner une épilepsie gravissime, il a perdu tout affect dans l'opération. En contrepartie il a gagné la capacité, étant extérieur à toute implication émotionnelle, à analyser froidement toute situation, à percevoir presque instinctivement les affects des autres, à transmettre de manière fiable ce qui s'est passé dans toute interaction. Il analyse tout ce qu'il voit et entend, simule des émotions comme le ferait un psychopathe, s'analyse en train d'analyser. A ce jeu il a perdu toute chance de vie amoureuse ou amicale tant le mensonge, au moins par omission, et l'illusion naïve sont d'indispensables adjuvants des relations, mais il s'est retrouvé le plus qualifié pour aller servir d'interface entre les aliens et les envoyés de la Terre. Il est le plus qualifié aussi pour comprendre qu'il n'y a pas de réalité mais seulement des représentations de la réalité, différentes d'un individu à l'autre, à fortiori d'une espèce à l'autre ; pour comprendre aussi qu'intelligence n'implique pas conscience autoréflexive.
Après ces louanges, je vais aborder rapidement les deux défauts du livre, qui ne gâchent pas l'impression positive d'ensemble. D'abord il a malheureusement le défaut de quasiment tous les romans de BDO. On a du mal à être horrifié, bouleversé, déstabilisé au point où le sont les héros du roman, et on a un peu l'impression que l'auteur en rajoute dans l'effroi ressenti. Les personnages qui préfèreraient être morts plutôt que de savoir ce qu'ils savent maintenant sont génériques dans ce type de roman et leur mièvrerie m'étonne toujours. Le second défaut est une narration parfois tellement cryptique que l'auteur a jugé nécessaire d'écrire un chapitre explicatif à la fin du livre. Il aurait mieux valu que les choses s'éclairent au fur et à mesure.
Vision aveugle, Peter Watts

La chronique du Cafard cosmique

La chronique d'ActuSF


La chronique de Noosfere

L'avis d'Efelle

L'avis de Cédric Ferrand

mercredi 10 juin 2009

Iron Maiden's gonna get you, no matter how far


Prenez l'un des plus grands groupes de rock vivants (et je ne parle pas ici de groupe ressuscité). Ajoutez des roadies et quelques tonnes de matos. Emballez le tout dans un Boeing piloté par le chanteur Bruce Dickinson (qui est aussi écrivain et épéiste). Faites tourner sur 23 dates mondiales. Ayez la bonne idée de reprendre presque intégralement le gig du "World slavery Tour", sûrement la meilleure tournée de l'histoire d'Iron Maiden. Filmez en HD. Enregistrez en 5.1. Gravez le tout sur un Blu-Ray. Et vous obtenez l'excellentissime "Flight 666" qui est ce qui se fait de mieux dans le métal vintage.
Entre une soirée devant le Blu-Ray de Maiden et une au concert d'AC/DC, je n'hésite pas une seconde.
Flight 666, Iron Maiden (Bruce Dickinson, Steve Harris, Dave Murray, Janick Gers, Adrian Smith, Nicko McBrain

dimanche 7 juin 2009

On les grignotte


Après une histoire éditoriale un peu heurtée, les tomes 1 et 2 des "Sentinelles" sortent chez Delcourt (édité, merci anonyme). A travers une poignante histoire steampunk advenant pendant la première guerre mondiale, cette série racontera la grande conflagration au rythme d'un album par année et bataille marquante. Le héros en est un cyborg créé par l'armée française, pour gagner la guerre comme il se doit. Scientifique pacifiste enrôlé à son corps défendant, il participe au massacre dans l'espoir de l'abréger.
Le scénario est passionnant et le graphisme d'Enrique Breccia, vénérable dessinateur et illustrateur argentin est coloré, évocateur, réaliste y compris dans l'abjection, et très original.
Les sentinelles vol. 1 et 2, Dorison, Breccia

Mystère


C'est toujours bien écrit. C'est toujours beau, avec de superbes lavis. C'est toujours du thriller ésotérique au début du XXème siècle. C'est toujours "Les Mystères de l'Ouest" du surnaturel.
Volume 5 en librairie. "West" est organisé en dyptique, c'est donc le début du troisième. Mieux vaut commencer par le premier, mais ce n'est pas absolument indispensable, d'autant qu'il y a une présentation des personnages en première page, charmante attention rarissime dans la BD.
West vol. 5 Megan, Dorison, Nury, Rossi

samedi 6 juin 2009

Mettre fin à la mission


J'aime beaucoup la série "La geste des Chevaliers-dragons". Pour ceux qui ne connaitraient pas, ce sont les aventures, toutes indépendantes et one-shot, d'un ordre de chevalerie dont la seule mission est l'éradication des dragons et des créatures qu'ils engendrent. Cet ordre multiséculaire est composé uniquement de vierges, seules personnes capables de résister aux pouvoir mutagènes des grands vers.
Ce huitième volume est d'une très grande qualité et c'est pourquoi je parle pour la première fois de cette série. Comme chacun le sait, "Apocalypse Now", le film, est une adaptation très adaptée du roman de Joseph Conrad "Au cœur des ténèbres". "Le chœur des ténèbres", huitième opus des Chevaliers-dragons, est une adaptation BD du roman de Conrad. Elle est moite, folle, onirique, malsaine, comme le roman, prenante, comme le roman. Elle est graphiquement belle et scénaristiquement irréprochable. Elle est sans conteste la meilleure réalisation de la série, et de loin.
Le choeur des ténèbres, La geste des chevaliers-dragons vol. 8, Ange, Meddour

RPG for ever


Terre creuse, dinosaures, savants fous, aventuriers sans scrupules, tribus primitives, nazis impitoyables, starlettes et financiers véreux.
Maintenant, plus qu'à apprendre les règles et à faire jouer.
Hollow Earth Expedition, Jeff Combos, Editions Sans-détour