lundi 31 mars 2008

Bof


Tellement sucré que j'ai failli devenir diabétique. Entre evopsy, intelligent design, et théisme naïf, un gloubi-boulga insupportable.
Les enfants de Darwin, Greg Bear

vendredi 28 mars 2008

Jason is back


Voici une BD que j'ai achetée avec de grandes craintes, d'autant que j'avais eu une mauvaise expérience avec celle adaptée de "Destination finale" qui n'a aucun intérêt.
J'ai eu tort d'avoir peur. "Vendredi 13" est une vraie réussite. On retrouve à la lecture de cette BD le plaisir un peu stupide, honteux, mais tellement excitant qu'on éprouvait devant ces films. Principe du slasher : un groupe de jeunes insouciants et bêtes, des excès divers, un humour potache, du sexe, des meurtres très graphiques à l'arme blanche. "Vendredi 13" remplit parfaitement le cahier de charges. Sans être génial, le scénario original fait honnêtement son travail de scénario de slasher (il offre même une explication nouvelle au mystère de la malédiction de Crystal Lake), avec,comme de juste, les inévitables twists et fausses pistes. Quant aux dessins, ils assurent une bonne part de la qualité de cette adaptation, dans le plus pur style des films, voire mieux que certains. Des gerbes de sang éclaboussent les pages lors des différents meurtres qui sont tous montrés en close-up, les filles sont belles et court vétues, la nuit profonde et pluvieuse. Le découpage des planches et l'alternance champs / contrechamps offrent des effets quasi cinématographiques particulièrement bien venus dans le cas d'une adaptation, en particulier de film d'horreur. La colorisation est chaude et agréable.
J'ai passé un vrai bon moment à lire cette longue BD vendue sous une couverture cartonnée du plus bel effet. Vous êtes un garçon, vous avez eu quinze ans, n'hésitez pas !
Vendredi 13, Grey, Palmiotti, et Archer

jeudi 27 mars 2008

Axis


"Axis" est la suite de "Spin", le chef-d'oeuvre de RC Wilson.
Il commence quelques années après la fin du premier roman et la réussite/échec de Jason. La quête de la compréhension est encore au centre du récit alors que le voile qui isolait la Terre du reste de l'Univers a disparu. De nombreuses réponses ont été apportées par les chercheurs de "Spin" mais tant de questions subsistent : quel est le degré de conscience des Hypothétiques ? Peut-on communiquer avec eux ? Ont-ils un projet ? Ces réponses, plusieurs groupes les cherchent, en s'opposant, pour des raisons différentes. Cette quête les amène au coeur du désert, sur une planète étrangère où ils assistent à un phénomène cosmologique rarissime.
RC Wilson prouve une fois encore qu'il est un grand écrivain. Son style est limpide, il manie une langue où le travail est dissimulé par l'élégance. Les personnages sont réalistes et convaincants, chacun habité par une question qui guide ses pas, à l'exception de l'un d'entre eux qui fuit et saute dans l'inconnu. Leurs relations sont souvent le moteur de leurs réactions, ce qui les rend parfaitement crédibles. La description qu'il fait d'une économie néo-coloniale (mélange de technologie et de pénurie), comme a pu l'être celle qui s'est développée en Amérique du Sud après la conquête espagnole, est particulièrement réussie. Et il donne quelques explications, sans se contenter comme certains auteurs (Simon R. Green c'est à toi que je pense) de décrire une situation incompréhensible au commun des mortels à laquelle aucun sens ne sera jamais donné. Ceux qui vont au bout de la quête en savent plus sur les Hypothétiques, sur eux-mêmes, ou sur leur quête intime, même si la réponse n'est pas celle qu'ils espéraient. Pour en savoir autant il faudra suivre les personnages jusqu'au bout, jusqu'au Rub Al-Kahli.
Axis, RC Wilson

lundi 24 mars 2008

Mecano pas pour les nuls


Pour le grand public, Mecano est ce groupe espagnol sans intérêt qui chanta "Hijo..." en 84 si mes souvenirs sont bons.

Mais Mecano ce n'est pas ça. C'est un groupe post-punk formé en Hollande en 79 par Dirk Polak. Le projet de Dirk Polak était de concevoir un concept artistique global, incluant musique, peinture, sculpture. Production chaotique d'albums et de mini-albums alternent avec des concerts, des expositions et des performances. La musique de Mecano est un mix d'énergie rock et d'expérimentation électronique. Mecano est le seul groupe à l'époque à jouer de l'accordéon sur scène sans donner l'impression d'être au balajo. L'utilisation du flanger (un effet que j'apprécie beaucoup) est massive. Dirk Polak chante en anglais, en français, en russe les textes poétiques qu'il écrit (influencé par André Breton ou Paul Eluard) et adapte, dans le dantesque "Untitled", un poème de Maïakovsky, le chef de file du futurisme russe. L'ambiance visuelle du groupe est d'ailleurs strictement dérivée du futurisme. Split au début des années 80. Tout ce qu'ils ont fait à l'époque est aujourd'hui introuvable et collector mais l'assassinat de son ami le réalisateur Theo Van Gogh a décidé Polak à retourner en studio pour enregistrer une chanson qui lui est dédiée et qui est incluse dans le nouvel album "Those revolutionary days". Enjoy !



Those revolutionary days, Mecano

Buto rock


Aujourd'hui le pressage de CD ne coûte plus rien. De ce fait tout un tas d'albums de fond de catalogue à audience limitée ressortent en CD après leur premier et unique pressage vinyl. Ainsi "Sacrifice", le maître album de Norma Loy, est achetable aujourd'hui et devinez qui l'a commandé.
Ce grand groupe dijonnais (je sais, c'est surprenant) a été pendant longtemps la figure de proue du cold en France. Adepte d'une musique dure et glaciale, largement synthétique (en tout cas plus que ce que j'écoute habituellement) ils ont sorti quelques LP et EP sur lesquels un graphisme travaillé de la couverture répondait à la ciselure du son (voila une chose qui n'existera jamais dans le téléchargement). Mais ce qui rend Norma Loy unique ce sont surtout ses performances scéniques, mélange baroque de concert punk, de projections et de Buto. Les concerts, extrêmement visuels (voir les slides sur la page MySpace), intégrent en guest le groupe FOVEA et Sumako Koseki, la grande chorégraphe Buto japonaise. Des concerts glaçants dans lesquel l'immersion émotionnelle est totale, la seule autre option étant la fuite.



Sacrifice, Norma Loy

dimanche 23 mars 2008

Joy DivNA


Pendant que je lis à grand peine le très hermétique "Diaspora", ce qui explique que je poste peu sur des livres, je continue à surfer sur la hype rock.
Je viens de recevoir de Londres le DVD de Control. L'origine s'imposait même si Manchester aurait été mieux. Et ce magnifique film sur la (courte) vie de Ian Curtis m'a naturellement amené à Frustration.
Frustration est un groupe français post-punk (je ne sais pas ce que ça veut dire, depuis la mort de Sid Vicious tout est post-punk par définition). Non content d'être français c'est un groupe parisien. A priori avec tout ça je passe au large. Ca aurait été bien dommage. Frustration revendique et assume une filiation directe avec Joy Division et à la première écoute de leur EP "Full of sorrow" j'avais l'impression d'écouter des inédits de Joy. C'est de la cold-wave hurlée et colérique, assez proche des premiers concerts de Warsaw (je rappelle pour tous les gens qui postent partout que ça rappelle Joy Div et Warsaw que ces deux noms désignent le même groupe, avant et après un changement de nom). Il y a aussi quelque chose du "Mecano" hollandais (non, pas celui qui chantait "Hijo de la puta"), auquel je pense tellement souvent en ce moment qu'il va bien falloir que j'écrive un truc. Que faire de ce groupe ? Acheter à grand peine l'EP confidentiel, les voir souvent en concert, malheureusement dans "la région capitale", et attendre le LP, intitulé "Relax", dont l'enregistrement est terminé et qui sort en avril.
En concert ils sont très intéressants et évoquent là aussi immanquablement Joy Division.



Full of sorrow, Frustration. En attendant Relax.

mardi 18 mars 2008

Scream for me Long Beach !


J'adore les grèves. Je lis, je poste, je fais ce que devrait faire tout honnête homme : apprendre. Aujourd'hui donc grève dans l'Education Nationale contre les suppressions de poste. Je suis par principe pour la grève car avec les effectifs à 35 qui sont la norme il n'est pas possible de travailler, comme le pointait déjà mon ami Maestro qui ne partait jamais enseigner l'Histoire sans dire "Allons faire nos petites inutilités", et comme l'a mesuré Thomas Piketty dans une étude célèbre car brillante sur l'effet de la taille des classes. Je suis d'autant plus pour celle-ci que mon poste est supprimé. Sic transit gloria mundi.
Bref, tout ça pour dire que j'ai regardé cet après-midi l'un des meilleurs concerts rock jamais filmé, et peut-être le meilleur concert métal : Iron Maiden au Long Beach Arena en 1985 durant le World Slavery Tour, enfin disponible en DVD comme on dit dans les pubs radio. La puissance, l'énergie, le talent à l'état pur, et un plaisir d'être sur scène qui traverse l'écran font de ce concert un moment de plaisir intense. Le remix 5.1 est impeccable et le tournage en 35 mm donne un feeling cinéma rare aujourd'hui où tout est fait en vidéo.
Du coup je vais les voir à Bercy en juillet. Si certains d'entre vous commandent des places, laissez en deux pour mon Paul et moi. Merci.



Live after Death, Iron Maiden

Bloody frogs


Je viens de passer un moment délicieux. Ce fut bref mais intense.
J'ai reçu ce matin le nouvel exemplaire de "Warren Ellis Crécy" que j'avais jeté à la poubelle par inadvertance, signant ainsi ma filiation cachée avec Nébal. Je me suis donc jeté dessus avec avidité, profitant de la journée libre que m'octroyait ma protestation contre la politique gouvernementale dans l'Education Nationale.
Il faut (j'ordonne) que tous les anglophones passent commande d'urgence. Le comic raconte la bataille de Crécy et son contexte par la bouche d'un archer anglais (l'un de ces "démons qui ont taillé en pièce la fine fleur de la chevalerie française"). C'est un superbe cours d'histoire qui change agréablement de la version épinalisée que nous avons tous appris à l'école (enfin, les pas trop jeunes) : les archers anglais, sous la pluie, exterminant la quasi totalité des chevaliers français, avec enluminures, salades et miséricordes (Caceres se paie le luxe d'inclure quelques-unes de ces images d'Epinal dans le strip). Plus de guerre courtoise, la fin se met à primer sur les moyens. Deuxième rupture, l'armée professionnelle du roi de France est vaincue par une armée "populaire". La trouvaille géniale de Warren Ellis est de faire raconter la bataille par un archer anglais méchant, xénophobe, odieux. Voici comment il commence son récit : "This is a story about the english and the french and why the english hate the french. Which is because they smell bad, they eat frogs, and they're twenty-five miles away". C'est d'autant plus savoureux quand le lecteur est français et que toute cette détestation lui est directement adressée. Rassurons quand même ! Il déteste aussi les gallois, les écossais, les anglo-normands, etc... Il nous explique également comment en anglais "cunt" est presque un signe de ponctuation. Je vous laisse découvrir le reste.
Le récit est très détaillé et historiquement exact. Le second degrè et l'humour pince sans rire sont permanents. Les graphismes au trait sont magnifiques et le mot est faible. Quand au prix, avec la chute du dollar il est tellement bas qu'il s'apparente plus à une participation aux frais.
Il en reste un en stock sur Amazon pour ceux qui ne voudraient pas attendre.
Warren Ellis Crécy, Ellis et Caceres

Moorcock über alles


Après "Nec Deleatur" encore un ouvrage en tirage très limité. Publié par les éditions ActuSF et tiré à 400 exemplaires, "London Bone" est un recueil de quatre nouvelles de Moorcock, l'immense créateur du Héros Eternel et du Multivers. Passé la première qui est dispensable, les trois suivantes sont excellentes, chacune à sa manière propre.
"London Bone" est un récit à la première personne, désabusé et traversé d'ineluctabilité comme ceux que Salinger écrivait par exemple. C'est une critique caustique et savoureuse du monde de l'art et du spectacle, des phénomènes de mode, de la versatilité de la société moderne et de ses tentations religio-rogoristes. Tout ça en quarante petites pages, c'est quand même de la belle ouvrage.
"Un samedi soir tranquille..." est un récit complètement surréaliste (Monty pythonesque) dans lequel les personnages ont une entrevue avec un Dieu complètement amoral, ultra libéral et wasp, une véritable ordure. Nous y apprenons plusieurs choses essentielles : quel est l'avenir du monde, si une rédemption de l'humanité est possible, et qui seront les élus lors du Jugement Dernier (accessoirement nous apprenons aussi la vérité sur le naufrage du Titanic). Mettre Dieu en scène est délicat et casse-gueule ; le Dieu de Moorcock est convaincant et détestable.
"Le jardin d'agrément de Felipe Sagittarius" est une nouvelle écrite en 1966 comme on ne pourrait plus en écrire aujourd'hui. Enquête uchronique mettant en scène des personnages historiques, dont un Hitler capitaine de la police, elle est une sorte de résumé, condensé, extrait, de la Seconde Guerre Mondiale en 17 petites pages. Elle illustre la théorie de W. Reich dans "La psychologie de masse du fascisme" selon laquelle l'énergie sexuelle non correctement épanchée se résoud dans la violence. Aujourd'hui, le politiquement correct, l'hystérie mémorielle,l'auto-censure des médias soumis à la pression de la bien pensance empècherait la publication d'une nouvelle qui prend le partie de ne pas prendre l'air consterné de circonstance.
Au final un véritable plaisir de lecture, rapide et vif, et un petit opuscule numéroté à ajouter dans sa bibliothèque (le mien c'est le 78).
London Bone, Michaël Moorcock

lundi 17 mars 2008

Nec Deleatur


Voici un livre que je n'aurais jamais du lire. Titre cryptique et couverture peu engageante ne sont que les moindres de ses handicaps. Le pire est là : il est introuvable en librairie. Frédéric Delmeulle n'a trouvé qu'un éditeur Internet pour publier son premier roman : l'Editeur Indépendant. Chaque exemplaire y est imprimé à la commande et expédié chez vous sous 8 jours. 300 exemplaires vendus et c'est rentable, sinon tant pis. J'aimerais pouvoir dire que mon flair infaillible m'a guidé vers cet ouvrage mais l'honnêteté m'oblige à dire que c'est faux. Le premier roman de Frédéric Delmeulle a bénéficié d'une review élogieuse par Gérard Klein himself, review qui a été à la source d'un buzz important sur le Net, et le murmure a fini par arriver jusqu'à moi (intéresssant de noter qu'une traduction approximative de buzz pourrait être al azif).
Qu'en est-il du texte ? Sur un autre site quelqu'un a écrit que c'est entre Jules Verne et du pulp. Comme je crois que c'est la définition ultime de ce livre je ne vais rien y changer. Ici pas de Hard-SF ou de spéculation sociale ou politique, c'est de la SF à l'ancienne. On vogue entre Lovecraft, "20000 lieues sous les mers" et les strips du Fantôme. Il y a des héros (peu), un mystère, une enquête d'archiviste, une machine, des paradoxes temporels particulièrement bien gérés, un monceau de références, et un amour des livres qui traverse toutes les pages du livre et qui éveille des échos forts chez moi. Le texte est graphiquement violent et il est le fils assumé de la violence du XXème siècle. Les surprises sont nombreuses et l'histoire nous amène toujours dans des directions déroutantes (donnant même la solution d'un mystère historique qui avait agité la France) jusqu'à un twist final ironique. Au final "Nec Deleatur" est très agréable, et très rapide à lire parce qu'on a vraiment envie de savoir comment le héros du livre va se déméler de l'embrouillamini dans lequel il s'est mis. Je ne peux donc que conseiller l'achat et la lecture de ce livre. C'est un vrai plaisir, c'est un soutien à un jeune auteur qui sera peut-être publié la prochaine fois de manière plus conventionnelle, c'est un encouragement pour le site d'Editeur Indépendant, c'est surtout trois bonnes soirées qu'on passe à tenter de comprendre ce qui se trame réellement dans l'écheveau du temps.
Nec Deleatur, Frédéric Delmeulle

mardi 11 mars 2008

Contre-enquête


Paul Doherty est un auteur très profilique de policiers historiques. Il a plusieurs séries en cours, la plupart situées dans la Londres médiévale, à plusieurs périodes différentes. Ce n'est pas de la grande littérature, mais le whodunnit est distrayant et l'immersion dans le moyen âge anglais exquise.
Avec "L'ordre du cerf blanc" il signe un grand roman, hors ses habituelles séries.
Le contexte est l'Angleterre de la Guerre de Cent Ans, autour de la bataille d'Azincourt. Henri V est roi. Il a succédé à son père Henri IV, anciennement de Lancastre, qui avait pris le pouvoir en déposant Richard II, subséquemment mort en captivité. Or, depuis des années, des rumeurs circulent dans le royaume disant que Richard II ne serait pas mort et qu'il attendrait que ses partisans lui rendent son trône. Beaucoup de grands seigneurs, des ordres religieux, des gens du peuple adhèrent à cette croyance. Elle aura pour conséquence une succession de révoltes et de tentatives de renversement pendant presque tout le règne d'Henri IV. Progressivement, les révoltes échouant toutes, la rumeur se transforme : Richard II serait en Ecosse où il attendrait (toujours) que ses partisans le remettent sur le trône d'Angleterre.
Dans ce contexte où se mèlent Guerre de Cent Ans, révolte des grands, révolte des gallois, et sédition écossaise, Matthew Jankin, un escroc menteur et lâche, emprisonné pour avoir participé à la conspiration des Lollards et qui les a trahis, est extrait du cul de basse-fosse dans lequel il croupit pour enquéter sur les rumeurs qui entourent le personnage de Richard II, découvrir si Richard II est vivant, où et comment il est mort s'il l'est, d'où viennent les rumeurs, qui les propagent. Commence une enquête de plusieurs années à l'issue de laquelle Matthew Jankin découvrira la vérité.
Le roman est à la première personne. C'est Matthew Jankin qui raconte sa vie, sa vie qui se confond avec une enquête qui vire à l'obsession. Le personnage, un anti-héros, ne laisse pas indifférent tant sa vie s'apparente à une tragédie à la progression inéluctable intimement imbriquée dans celle de Richard II, tant cette rumeur et ses conséquences ont des répercussions sur sa vie comme elle en a eu sur des centaines d'anglais.
Les évènements décrits ainsi que leurs acteurs sont historiques, et Paul Doherty a simplement (par l'entremise du seul personnage fictif) donné une explication plausible à un mystère qui n'a jamais trouvé sa réponse dans la réalité. "L'ordre du cerf blanc" est un roman passionnant et très agréable à lire pour toute personne qu'intéresse un peu cette période.
L'ordre du cerf blanc, Paul Doherty

lundi 10 mars 2008

Les voies du Seigneur sont impénétrables


On sait que j'ai une grande admiration pour l'écriture d'Alain Ayroles, le scénariste de la série "De cape et de crocs". Voici sa nouvelle réussite. Dans la série "7", cycle de one-shots de qualité inégale mettant en scène à chaque fois 7 personnages vivant une aventure épique, ces "Sept missionnaires" sont incontestablement les meilleurs.
L'album raconte comment 7 missionnaires triés sur le volet vont tenter d'évangéliser une tribu viking. Le dessin est réaliste et agréable, très bien mis en couleur. Le scénario d'Ayroles, bien qu'un poil prévisible, est excellent. Les situations sont drolissimes, les personnages, archétypaux, hilarants car outrés, les dialogues (ici encore le point fort d'Ayroles) expriment des psychologies obsessionnelles comme on peut en trouver chez les Monty Python.
Au final cette lecture, rabelaisienne, est un vrai plaisir, et mon seul regret est que l'album ne fasse pas deux fois plus de pages car la compagnie de ces 7 missionnaires est particulièrement plaisante.
Sept missionnaires, Ayroles et Critone

jeudi 6 mars 2008

In memoriam


Avis aux rôlistes, Gary Gygax, co-Auteur de Donjons & Dragons, est décédé hier à l'âge de 70 ans. Il avait fondé en 1974 la compagnie Tactical studies rules (TSR) et publia la première version de D&D la même année.

Quelle tristesse ! Combien de milliers d'heures ai-je passé à jouer à ADD ? Plus qu'à aucun autre jeu. Combien de plaisir m'a apporté ADD ? Plus qu'aucune autre activité.
C'est à ce genre de nouvelles que je réalise que j'ai vieilli et que ce n'est pas pour le mieux.

mercredi 5 mars 2008

Gromovar aussi est un con

Et oui ! Il n'y a pas que Nébal.

La semaine dernière je commande sur Amazon un comic de Warren Ellis "Warren Ellis Crecy". Malgré que ce soit un import, magnifique il est en stock (1 seul exemplaire dispo). Je le reçois donc 3 jours après. Et je suis content car :
j'aime beaucoup Warren Ellis le scénariste
j'aime beaucoup Raulo Caceres le dessinateur
j'adore le Moyen-Age
Donc que du bon !

Et là, j'ai une idée brillante. Comme il y a du mistral et que je suis sur la terrasse, je laisse le comic à l'intérieur du carton Amazon ouvert pour éviter qu'il ne subisse les effets du vent. Et plus tard je transporte le carton à la poubelle, avec le comic à l'intérieur.

Bilan de l'opération : je recommande, je repaye, je dois patienter 3 semaines parce qu'Amazon France n'en a plus en stock (j'avais pris le dernier), je ne peux pas le chroniquer avant les calendes grecques.
Et je suis obligé d'écrire un post à la con où je me confonds en auto-dérision pour remplir le vide postal récent.

Enfin, comme le chante les Toy Dolls, "Worse things happen at sea". Voici ce qui aurait pu m'arriver :