samedi 28 juillet 2007

Choisir un bon vin ou un bon médecin...




...c'est le problème concret auquel chacun est confronté régulièrement. Comment se rencontrent l'offre et la demande pour ces produits qu'on qualifie de singuliers car il ne sont ni homogènes ni différenciés, donc hors de tout système d'équivalence ? Dans ce cas les prescriptions de la théorie néo-classique sont de peu d'utilité car, pour ces produits , le prix n'est pas le critère déterminant du choix, et il existe une forte incertitude sur la qualité, loin de la transparence des marchés CPP.
Entre la Nouvelle Sociologie Economique et la théorie des Conventions, "L'économie des singularités" montre comment les réseaux et les dispositifs de jugement dissipent l'incertitude et permettent à ces marchés de ne pas s'auto-détruire et à ces transactions d'avoir lieu, à condition qu'existe un minimum de confiance dans ces palliatifs au commissaire-priseur des néo-classiques.
L'auteur aborde aussi la question de la compétence comme savoir relationnellement transmis, et par là même personnalisé. Il traite des mécanismes de la croyance et de la confiance. Il montre comment les palmarès permettent aux consommateurs de se mettre dans la situation passive de celui qui accepte la prescription "démocratique" du choix majoritaire.
Il y a encore d'autres choses qu'il faudra aller découvrir vous-mêmes. Un livre enrichissant.
L'économie des singularités, Lucien Karpik

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